Las, où est maintenant ce mépris de fortune?
Où est ce c½ur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l'immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple, non commune?
Où sont ces doux plaisirs, qu'au soir, sous la nuit brune,
Les Muses me donnaient, alors qu'en liberté,
Dessus le vert tapis d'un rivage écarté,
Je les menais danser aux rayons de la Lune?
Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon c½ur , qui soulait être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m'ennuyent.
De la prospérité je n'ai plus le souci
Cette divine ardeur je ne l'ai plus aussi
Et les muses, de moi, comme étranges, s'enfuyent.
Où est ce c½ur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l'immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple, non commune?
Où sont ces doux plaisirs, qu'au soir, sous la nuit brune,
Les Muses me donnaient, alors qu'en liberté,
Dessus le vert tapis d'un rivage écarté,
Je les menais danser aux rayons de la Lune?
Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon c½ur , qui soulait être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m'ennuyent.
De la prospérité je n'ai plus le souci
Cette divine ardeur je ne l'ai plus aussi
Et les muses, de moi, comme étranges, s'enfuyent.
Les Regrets, VI
adieu penfret


